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Mots & maux

Invitation à la réflexion sur des questions profondes


Stratégie de sortie de crise: la trilogie new deal, prestroika et thérapie de choc

Publié par Eco-Tunisie sur 10 Août 2011, 19:18pm

Catégories : #Mes écrits

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La crise de la dette américaine ainsi que les rétombés du plan de sauvetage de la Grèce risquent d'entrainer l’économie mondiale en une récession sans précédant qui sappent le plan de relance mondial entrepris suite à l'avènement de la crise des subprimes.

 

L'économie et la finance internationale sera, plus que jamais, touchée car elle n'a pas encore guéri du syndrôme du credit crunch issu da la crise financière internationale de 2007 bien que tous les pays aient épuisé les mesures de redressement mêmes les plus non-conventionnelles comme le recours à la nationalisation et le retour à l'Etat providance.

 

Quand les états-unis toussent, tout le monde prend froid. Alors si le diagnostic est aussi clair, un traitement thérapeutique s'impose. Pour les tenants de la thèse de “new deal”, la seule manière de la sauver est de lui administrer un plan de relance keynesien. Un retour au socialisme de marché, à la Perestroika, pourrait rétablir l'ordre en rétablissant le capital confiance entre lEtat et la population. En revanche les fervants défenseurs de la politique néolibérale la solution passe inévitablement par une "thérapie de choc".


Le new deal a été adoptée pour la première fois aux Etats unis la par Franklin Roosvelt pour remedier aux rétombés de la grande dépression des années 30. Il suffisait d’engager une politique interventionniste de l’Etat pour redynamiser une économie américaine affaiblie par le krach de 1929, par le chomage et les faillites en chaîne. Toutefois, l’Etat providence fondée sur l'utilisation du budget, conduisaient à terme à la fois à l'inflation, à la stagnation économique et au chomâge.


Selon Gorbatchev, la réforme (perestroïka) est l’instauration d’un socialisme de marché fondé sur un programme multi-dimensionnel qui vise l’émergence d’une économie saine, dynamique et régénérée. Il repose sur une adhèsion de la population à ce projet sructurant et surtout sur l’esprit critique et la transparence (glasnost). La liberté d’expression est encouragée. Les travailleurs sont appelés à faire entendre leurs voix dans l’entreprise.

 

Sur le plan économique, le système de planification centrale est maintenu, mais simplifié. Des grandes incitations ont été accordées aux entrprises pour innover, diminuer leur coûts et rendre la main-d’œuvre plus productive. La planification a aboutit, à terme, à un chômage et une inflation galopante.


Face à des situations de stress, il faudra d’autres remèdes plus efficace et moins conventionnels. C’est là que Milton friedman intervient comme un medecin au chevet d’un pays qui souffre d’une épedemie. Il supposait que seule un choc de grande ampleur réel ou supposé produit un vrai changement capable de redresser l’économie. Un coc se manifeste pr des évèements qui s’enchaînent rapidement sans qu’on puisse les analyser.


Le postulat de base se fonde sur l’adoption d’une politique radicale et contradictoire en jouant sur l’effet de surprise; radicale par le fait que si l’Etat cesse de reguler le marché l’economie se corrigerait d’elle même et contradictoire parce qu’elle entend prescrire une politique qui s’oppose à celle pratiquée déjà (privatisation pour une économie nationlisée)

La soumission d’un pays à un choc même si elle est efficace à moyen terme (l’auto-discipline économique) est très douloureuse à court terme car le désengagement de l’Etat de la sphère économique de façon à laisser librement fonctionner les mécanismes du marché ne peut qu’entrainer in fine un capitalisme sauvage n’obéissant à aucune règle du jeux.

 

 

Le rôle de la banque centrale en situation de crise

 

Les banques centrales ont naturellement un rôle décisif à jouer pour que la crise ne se transforme pas en dépression. Il suffit de se rappeler les erreurs commises par la Fed dans les années 1930 pour bien comprendre que les banques centrales peuvent effectivement aggraver les choses. À l’époque, alors qu’un mouvement spéculatif faisait rage, la première décision de la Fed avait justement été de remonter les taux et, dans le même temps, de réduire l’offre de monnaie en circulation afin de tuer la spéculation.

 

L’objectif avait été atteint mais, comme on le sait, le reste de l’économie aussi avait été tué, entraînant la pire des dépressions jamais connue (baisse du PIB nominal de plus de 50 %).

 

Suite à la crise des subprimes, la FED a été particulièrement réactive en baissant rapidement les taux d’intérêt puis en injectant sans compter des liquidités. A priori, sa première et seule (et potentiellement grave) erreur a été d’accepter la faillite de Lehman Brothers. Cela nous incite donc à la vigilance : il ne refera pas les mêmes erreurs, mais il pourrait bien en faire d’autres…

 

Il est communément admis que l’action la plus visible des banques centrales a été de se diriger vers le ZIRP (zero interest rate policy, c’est-à-dire une politique monétaire de taux à zéro). La Fed et la Banque centrale du Japon y sont déjà, la Bank of England s’y dirige tout droit (elle a déjà baissé ses taux sous le seuil historique des 2 %, jamais enfoncé depuis sa création). La Banque centrale européenne se refuse à de tels excès mais a déjà ramené ses taux d’intervention à 1 %.

 

La politique des taux courts est l’arme laplus souple pour espérer impacter les taux longs qui, seuls, peuvent influencer l’activité économique. Une baisse des taux courts s’accompagne généralement d’une baisse des taux longs, à condition que le marché anticipe également la poursuite d’une politique accommodante de la banque centrale. Mais quand les taux courts sont à zéro, ne pouvant devenir négatifs, ils ne peuvent que monter. Du coup, la politique monétaire tombe dans ce qu’on appelle la « trappe à liquidité », c’est-à-dire que l’arme des taux d’intérêt devient totalement inefficace.

 

La politique quantitative de la monnaie devient alors décisive.Elle consiste à jouer sur la masse monétaire mise en circulation. En augmentant cette dernière, la banque centrale libère mécaniquement des liquidités qui se retrouvent soit sur les marchés financiers, soit directement dans les banques, mais qui de toute façon facilitent le fonctionnement de l’économie. En effet, quand la banque centrale augmente sa masse monétaire, cela signifie qu’elle accepte de la part des établissements financiers davantage d’instruments financiers en dépôt en échange de liquidités monétaires (cash ou assimilé) qui sont ensuite utilisées par les banques pour faire des crédits aux entreprises ou aux ménages. Plus la masse monétaire est importante, plus le crédit à l’économie est facilité.

 

En situation de crise caractérisée par un credit crunch, les banques centrales sont obligées d’assurer la liquidité du marché monétaire par défaut (c’est-à-dire pour compenser l’absence d’échanges interbancaires). Elles acceptent même un certain nombre d’actifs qu’elle refusait jusqu’alors pour débloquer la situation. De ce fait, elle jouent leurs rôles de prêteur en dernier ressort pour sauver le marché monétaire de l’asphyxie et assurer ainsi la stabilité du système.

 

Toutefois, les choses ne sont pas aussi évident, car en situation d'incertitude et de perte de confiance, la stratégie de la banque centrale s'avère particulièrement délicate, dans la mesure où la manipulation du taux d'intérêt peut n'avoir qu'un faible impact sur les marchés boursiers, immobiliers, etc., soumis à des phases d'euphorie puis de capitulation et à une exubérance irrationnelle selon Shiller » (le fait d'établir un repère pour prévoir une situation future, comme en voyant la Bourse remonter, on doit se dire que la crise va finir). Les pouvoirs publics ont donc le devoir de stabiliser les anticipations des agents sur le long terme et de fournir des signaux clairs pour orienter leurs décisions.


Signé: Fathi Amadeus

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