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Mots & maux

Invitation à la réflexion sur des questions profondes


Prémisses du démantèlement de la zone Euro

Publié par Eco-Tunisie sur 7 Novembre 2011, 09:46am

Catégories : #Dette



images--2--copie-1.jpgLONDRES, 6 novembre (Reuters) - Certains pays de la zone euro pourraient vouloir quitter la monnaie unique s'il y a une intégration budgétaire pilotée par l'Allemagne, estime le président de Goldman Sachs Asset Management dans un entretien publié par le Sunday Telegraph. 

Le Portugal, l'Irlande, la Finlande, la Grèce pourraient tous sortir de la zone euro plutôt que de dépendre de règles budgétaires plus centralisées, déclare Jim O'Neill, dont la division gère plus de 800 milliards de dollars (581 milliards d'euros) d'actifs, cité par le journal britannique.

Il exhorte également la Banque centrale européenne (BCE) à faire davantage preuve de direction dans la crise pour rassurer des "investisseurs inquiets".

"Les Allemandes veulent plus d'unité budgétaire (...) avec l'idée d'un ministère des Finances (...) Il est difficile d'imaginer que tous les pays qui ont rejoint la zone euro veulent un tel régime, y compris celui qui est tellement en grande difficulté (la Grèce)", poursuit Jim O'Neill.

Selon lui, seuls l'Allemagne, la France et les pays de Benelux sont faits pour une union monétaire, mais que pour les autres on pouvait se poser la question.

Jim O'Neill ajoute que des pays tels que la Finlande et l'Irlande, en tant que voisins d'Etats non membres de l'euro - la Suède et le Royaume-Uni - pourraient préférer quitter la monnaie unique, ce qui devrait se traduire par une appréciation de sa vigueur.

Il souligne que le nouveau plan de sauvetage de la Grèce - conclu dans la douleur fin octobre - ne résoudra pas la crise et que la BCE doit poursuivre ses rachats d'obligations.

L'Italie est ainsi vue par certains comme la prochaine victime de la crise de la dette de la zone.

Vendredi, le rendement des emprunts italiens à 10 ans a atteint un nouveau plus haut depuis la création de la zone euro, à 6,43% en raison de la défiance inspirée aux investisseurs par le pays, où un vote de confiance à la Chambre prévu mardi pourrait faire tomber le gouvernement de coalition dirigé par Silvio Berlusconi.

C'est notamment parce que les rendements des obligations souveraines espagnoles et italiennes avaient atteint début août un niveau jugé difficilement soutenable sur le long terme pour ces pays, à plus de 6%, que la BCE avait repris son programme de rachats d'obligations.

Depuis les trois derniers mois, elle a racheté pour quelque 100 milliards de titres, dont plus de la moitié seraient des emprunts d'Etat italiens.

Mais, la BCE discute souvent de la possibilité de mettre un terme à ses rachats de titres de dette souveraine italiens au cas où Rome ne mettrait pas en oeuvre les réformes promises, a déclaré au cours du week-end Yves Mersch, membre du conseil des gouverneurs de la BCE. (voir )

Interrogé sur BBC Radio, Jim O'Neill a déclaré qu'il serait "réellement intéressant" de voir comment les marchés allaient réagir à ces propos lorsqu'ils rouvriraient lundi.

(Avril Ormsby et Lorraine Turner, Benoit Van Overstraeten pour le service français)

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