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Mots & maux

Invitation à la réflexion sur des questions profondes


Politique monétaire accomodante destinée à soutenir la reprise économique

Publié par comite-economique-citoyen sur 28 Juillet 2011, 20:18pm

Catégories : #Mes écrits

La décision de la BCT d'abaisser, le 29 juin 2011, son taux directeur de 50 points de base pour le ramener de 4,5% à 4% s’inscrit sous un double signes; l'assouplissement monétaire et la reprise économique.

 

L’intérêt de ce geste, c’est qu’il va permettre, à la fois l’envoi, d’un signal fort aux marchés, le dopage du marché de crédit et remette à tourner à pleine capacité la machine productive car même si des signes de reprise se font sentir au niveau des exportations, le rythme de croissance reste insuffisant pour entraîner une amélioration importante du PIB et partant soulager la situation sur le marché de l’emploi.

 

Si les retombés de cette baisse de taux sont théoriquement identifiables, ses implications effectives sur les agrégats économiques ne semblent pas aisément prévisibles car tout dépend de la réaction des marchés et des décalages d’ajustement surtout dans un contexte marqué par un manque de visibilité à court et à moyen terme. 
De plus, la demande globale et les prix peuvent être sujets à de chocs adverses d’origine intérieure ou extérieure ce qui est de nature à altérer l’efficacité du taux d’intérêt comme canal de transmission monétaire.

 

Le graphique ci-après renseigne sur l'adoption, par les autorités, du taux d'intérêt comme stabilisateur macro-économique. il est clair que l'instrument taux n'a pas été actionné suite au retournement de la conjoncture économique induite par le choc sur le secteur touristique en 2001 et 2002. 

 


tmm-var-choc.jpg

 

 

Par ailleurs, la variation à la baisse du taux d’intérêt incitera les consommateurs et les producteurs à ajuster leurs besoins en financement bancaire, par son impact immédiat sur le coût du crédit (baisse des taux de refinancement des banques auprès de la BCT et donc réduction des coûts de leurs ressources), ce qui se répercuterait in fine sur la masse monétaire qui évolue dans le même sens que ses contreparties.

 

L'impact du taux directeur sur le TMM qui est le taux de réference des concours bancaires est un impact à trés court terme (1 mois) sans que celà ne se traduit forcement par une tendance baissière à moyen terme des taux sur le marché. Le graph. suivant en témoigne:

 

tmm td

 

 

A moyen terme, on observera l’impact sur la demande globale, le PIB réel et sur le niveau général des prix. Ce cheminement économique, quoique raisonnable, occulte néanmoins, 3 problèmatiques:

  • l’effet asymetrique de l’activité économique sur l’inflation du moment qu’un excés de la demande est plus inflationniste qu’un excès de l’offre n’est déflationniste.
  •  la variation du taux est-elle suffisament importante pour agir sur les agrégats de la sphère réelle
  • le taux d'intérêt est-il un canal de transmission qui s'accomode même en situation de stress........../....

 

 

    Gardons en mémoire que la politique des taux courts est l’arme la plus souple pour espérer impacter les taux longs qui, seuls, peuvent influencer l’activité économique. Une baisse des taux courts s’accompagne généralement d’une baisse des taux longs, à condition que le marché anticipe également la poursuite d’une politique accommodante de la banque centrale. Mais quand les taux courts sont à zéro, ne pouvant devenir négatifs, ils ne peuvent que monter. Du coup, la politique monétaire tombe dans ce qu’on appelle la « trappe à liquidité », c’est-à-dire que l’arme des taux d’intérêt devient totalement inefficace.

     

    La politique quantitative de la monnaie devient alors décisive. Elle consiste à jouer sur la masse monétaire mise en circulation. En augmentant cette dernière, la banque centrale libère mécaniquement des liquidités qui se retrouvent soit sur les marchés financiers, soit directement dans les banques, mais qui de toute façon facilitent le fonctionnement de l’économie. En effet, quand la banque centrale augmente sa masse monétaire, cela signifie qu’elle accepte de la part des ébanques  davantage d’instruments financiers en dépôt en échange de liquidités monétaires (cash ou assimilé) qui sont ensuite utilisées par les banques pour faire des crédits aux entreprises ou aux ménages. Plus la masse monétaire est importante, plus le crédit à l’économie est facilité.

     

    En situation de crise caractérisée par un credit crunch, les banques centrales sont obligées d’assurer la liquidité du marché monétaire par défaut (c’est-à-dire pour compenser l’absence d’échanges interbancaires). Elles acceptent même un certain nombre d’actifs qu’elle refusait jusqu’alors pour débloquer la situation. De ce fait, elle jouent leurs rôles de prêteur en dernier ressort pour sauver le marché monétaire de l’asphyxie et assurer ainsi la stabilité du système.

                                                                                                                                                                   Signé:   fethy Amadeus

    Caractéristiques stat. taux directeur de la BCT

     

    Mean  5.199275

    Median  5.250000  

     Maximum  5.875000

    Minimum  4.500000

    Std. Dev.  0.493950  

     Skewness  0.096351

    Kurtosis  1.845606  

    Jarque-Bera  7.876118

    Probability  0.019486  

    Sum  717.5000  

     Sum Sq. Dev.  33.42618  

     bservations 138 

    10

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