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Mots & maux

Invitation à la réflexion sur des questions profondes


Effondrement de l'économie réelle: la fin du compte à rebours

Publié par Eco-Tunisie sur 4 Mars 2012, 11:27am

Catégories : #Marchés

 

 

Un sinistre rapport, daté d'aujourd'hui et émis par le ministère des Finances russe, est en circulation dans le Kremlin à propos du système de paiement interbancaire américain (le Clearing House Interbank of Paiement System (CHIPS)). Ce rapport précise qu'un important effondrement économique mondial est actuellement en cours et pourrait très bien entrer dans une redoutable "zone de chute libre."( lu sur WhatDoesItMean.com ).


Pratiquement inconnue de tous, sauf de l'élite financière mondiale, le CHIPS  est la principale maison privée de compensation des grosses opérations aux Etats-Unis, qui gère le transfert de plus de 1 milliard de dollars par jour au travers des 250.000 paiements interbancaires qui, avec leFedwire Funds Service, exploité par la Fed, constitue le principal réseau américain au niveau international (96% du trafic mondial) des paiements en dollars américains.

D'après ce rapport, la cause sous-jacente de l'effondrement du CHIPS, est due à une demande "sans précédent" dans le cadre du soulagement en liquidité immédiate demandée par les principales banques de l'Union Européenne et les États-Unis.  Écrasées par la dette combinée des USA et les pays européens, dont le total avoisine les 39 000 milliards de dollars...
Il est important de noter que ce qui se passe actuellement est une répétition virtuelle de la crise financière de 2008 aux États-Unis. Carl Levin (libéral) et Tom Coburn (conservateur) du Sénat américain signalent que ce "n'est pas un désastre déclenché naturellement, mais le résultat d'un risque élevé, de produits financiers complexes, de conflits d'intérêts non divulgués, de l'échec des régulateurs et des agences de notation de crédit, et le marché lui-même qui ne parvient pas à freiner les excès de Wall Stree t".
Le dernier rapport graphique du site InvestmentTools.com fait écho au Ministère russe dans ses dernières données (voir graphique ci-dessous sur le  Baltic Dry Index   : indice des prix du transport maritime) publié quotidiennement par la Bourse de Londres. 
dry.jpg
Nous observons qu'il est en chute libre de 65% durant les 30 derniers jours seulement. Une perte terrifiante jamais vue depuis les jours sombres de la fin 2008 (alors que le SP &500 est en lévitation artificielle...)




 
A l'heure où j'écris ces lignes, le BDI est passé sous le plus bas de 2009...

Vous pouvez le suivre en temps réel sur le site de Bloomberg ici. 


Plus l'écart se creuse, plus la chute sera violente
Selon moi, cet indicateur est le VÉRITABLE BAROMÈTRE de l'économie mondiale puisqu'il reflète la réalité des échanges commerciaux  entre les vendeurs de biens de consommation et les livreurs de matières premières nécessaires à leur fabrication (contrairement à Wall Street où n'est échangé que du papier sur des écrans d'ordinateur).

Remarquez à quel point le S&P 500 part à l'opposé du BDI ! 

Wall Street et les bourses mondiales dans son sillage s'éloignent de la réalité économique : plus ces courbes s'éloignent l'une de l'autre, plus le retour à la réalité sera violent...
Le BDI  traque les prix d'expédition internationale dans le monde entier sur diverses cargaisons de vrac sec. 
Il témoigne d'un effondrement sévère du trafic maritime qui a pratiquement cessé dans certaines régions, laissant  la plus grande partie du transport mondial ancrée à vide au large des côtes de Singapour (voir photo). 
Certains le décrivent comme "le plus grand rassemblement secret de navires dans l'histoire maritime dont le nombre est équivalent à l'ensemble des marines britanniques et américaines combinées !" (révélé par le DailyMail en 2009 ici ! )

Pendant la crise financière de 2008 une absolue catastrophe économique mondiale a sûrement été évité par  la Réserve fédérale américaine qui donna secrètement aux banques américaines et les sociétés, les banques étrangères de France et d’Écosse, plus de 16 000 milliards de dollars (preuve ici ). 

Le pot aux roses a été découvert en raison d'une modification de la Loi Dodd -Frank de Wall Street et de la réforme de la protection du consommateur votée par le Congrès américain qui a appelé à vérifier certaines données de la FED pour la première fois en 99 ans d'histoire !
Remarque importante à propos de ces 16 000 milliards de dollars : 
Le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis est seulement $ 14,12 trillions, 
et la totalité de la dette nationale du gouvernement des États-Unis couvrant ses 200 ans d'histoire est "seulement" de 14 500 milliards de dollars.Curieusement, l'amendement précité de la loi Dodd-Frank n'a été utilisé que pour une vérification ponctuelle de la mise en place de prêts d'urgence par la Réserve fédérale depuis le 1er Décembre 2007 et se termine à la date de promulgation de la loi signée par le président Obama le 21 Juillet 2010 : gardant ainsi le peuple américain dans l'ignorance de savoir envers qui l'argent de la FED est distribué.
Dans un monde occidental dépourvu de toute moralité, et sans les connaissances des anciens, il est hors de doute que cet effondrement économique à venir est de les prendre par surprise complète (comme la dernière l'a fait) comme ils ont été formés comme des esclaves obéissant seulement à l'adhésion de ces voix les menant à leur perte.
Mais pour ceux qui connaissent la vérité, le temps tire à sa fin pour se préparer ... cela va venir beaucoup plus tôt que n'importe qui puisse le croire.

2012, effondrement logique de la finance spéculative

 

Le réel détruit par la spéculation en virtualité numérique

À l'intérieur du patrimoine universel des savoirs humains numérisés, la finance agit par la mesure du crédit, par le calcul de l'investissement et par la quantification des couvertures d'assurance. La montée de la crise des subprimes a provoqué un choc cognitif dans l'économie financière. En 2012, l'onde de choc se répercute dans les fondations réelles de l'économie : le système financier s'effondre sur lui-même.

À partir de 2007, la finance révèle qu'elle produit dans la virtualité des actifs dont le prix est sans fondement réel. Ces actifs deviennent non négociables. Les banques deviennent illiquides dans une proportion non mesurable de leur bilan comptable. La confiance interbancaire disparaît. Les États doivent garantir le crédit interbancaire. En 2012, les États ont épuisé toute leur crédibilité auprès des épargnants, des propriétaires du capital réel et des personnes assurées par le Droit.

Après la Fed et la Bank of England, la BCE se résout à consentir un crédit illimité au système bancaire en euro afin d'éviter la rupture des paiements interbancaires. Il n'existe plus désormais nulle part un lien logique entre l'émission de monnaie et le prix des actifs financiers. La liquidité est purement virtuelle ; non vérifiable par une quelconque réalité objective visible.

Le calcul économique de la réalité par les prix en monnaie se heurte à un mur noir d'invisibilité du crédit. L'économie réelle ne peut plus se projeter rationnellement. Afin d'éviter la disparition du système financier, les États allouent leurs recettes fiscales au remboursement de leurs dettes. Les États ont été transformés en agences de recouvrement. Tous les actifs productifs qui peuvent être saisis dans l'économie réelle sont attribués aux banques.

Le système financier tente de se survivre par la légalisation internationale de l'usure. La légitimité publique du pouvoir politique disparaît. Le pouvoir d'exécution de la loi commune se désagrège. Les États vont être mis en faillite par la rue ou par les électeurs. Le droit de propriété qui fonde les banques va muter ou disparaître.

50 étages logiques de la mutation financière de 2012

1 - Les banques centrales (BC) pratiquent une politique de liquidité artificielle (non conventionnelle) pour parer toute défaillance bancaire.

2-  Les BC accumulent du collatéral dont le prix réel est explicitement inférieur à la liquidité nominale émise.

3 - La comptabilisation des pertes de crédit sur les titres de dette devient impossible sans compromettre la crédibilité internationale des banques centrales.

4 - Le risque de liquidité est disséminé par les prix artificiels dans les bilans des entreprises n'ayant pas d'accès direct à la liquidité centrale (assureurs, entreprises multinationales et gestionnaires d'actifs).

5 - L'économie réelle n'a plus de visibilité sur le prix réel de son épargne ni sur le niveau de la rentabilité de l'investissement en croissance probable.

6 - Les budgets publics et privés sont comprimés ; les capacités de production sont volontairement abaissées pour limiter le recours au crédit dans un contexte d'incertitude irréversible.

7 - Les anticipations instables de croissance engendrent l'insolvabilité systémique des budgets publics ; le prix réel en monnaie relative des titres de créance est incalculable.

8 - Les dépenses publiques sont retardées à l'intérieur des crédits budgétaires de fonctionnement et d'investissement annoncé en baisse.

9 - Le calibrage des modèles de prévision économique publics et privés ne présente plus de concordance avec la réalité empirique ; la fiabilité des anticipations économique est nulle.

10 - Les équilibres de prix à terme sont totalement déterminés par les enveloppes de liquidité des BC et non par les anticipations d'offre et de demande du réel.

11 - Les risques systémiques de décrochage de l'économie réelle s'accumulent dans les hors-bilans non mesurés des banques centrales, des États et des banques.

12 - La zone euro et la zone dollar qui libellent les dettes internationales sont menacées par une fuite massive de la liquidité sur des actifs primaires (matières premières), durables (immobilier) ou émergents (monnaies nationales non convertibles des pays émergents).

13 - Les tensions inflationnistes s'accumulent dans des bulles spéculatives indétectables dans l'opacité des flux de capitaux internationaux.

14 - La probabilité de faillite inopinée d'opérateurs systémiques sur des informations de marché invérifiables tend vers 100%.

15 - Les tensions montent entre les actionnaires nationaux de la BCE quant au provisionnement raisonnable des pertes de change (swaps de change et garanties internationales implicites forcées) et de crédit à partager sur la répartition des allocations de liquidités.

16 - Le hors-bilan et donc la dette publique potentielle des États est instable à cause des faillites bancaires latentes et des dépenses de solidarité sociale probable.

17 - Les banques de la zone euro obligées d'intégrer la défiance dans le crédit public dans la gestion de leurs liquidités vont se placer sur d'autres monnaies et déposent leurs actifs domestiques à la BCE (stérilisation de la liquidité).

18 - La liquidité en dollar et livre sterling est allouée à des primes d'assurance sur le crédite (CDS) invisibles à la BCE et aux régulateurs étrangers ; la liquidité des BC sert à se couvrir et à spéculer sur la divergence des primes de crédit public européen (spreads = différentiels de taux d'intérêt).

19 - La divergence des spreads publics de la zone euro est doublement alimentée par la liquidité de la BCE et l'effondrement de l'économie réelle dans les pays sous austérité budgétaire ; la divergence s'accroît hors de toute appréciation objective de la solvabilité publique.

20 - Les différentiels de compétitivité du travail et du capital exacerbés par la désindustrialisation et le chômage des pays les plus endettés sont masqués par l'euro monnaie unique et l'allocation bancaire arbitraire en dollar du crédit international.

21 - La déconnexion mondiale entre la croissance des dettes et la croissance réelle est irréversible sans régulation internationale des changes.

22 - Les déficits budgétaires aux États-Unis, au Royaume-Uni et en zone euro sont partout supérieurs à la croissance sauf provisoirement en Allemagne qui draine la liquidité en euro par la balance commerciale excédentaire.

23 - La dette mondiale croît plus rapidement que l'économie réelle, mais en écrasant l'économie réelle des pays identifiés les plus endettés par l'arbitraire politique.

24 - Les agences de notation constatent les contradictions de politique économique et financière par des dégradations ciblées exacerbant les tensions politiques qui détruisent la crédibilité de l'euro.

25 - La zone euro n'a plus de cohérence politique affichée ; l'éclatement de la zone sera de fait quand les banques centrales nationales de l'Italie, de l'Espagne et de la France émettront massivement des euros pour éviter la suspension complète des paiements publics.

26 - L'éclatement politique de la zone euro entrainera la suspension de toute concertation internationale sur la liquidité mondiale.

27 - Les actifs financiers étrangers des pays endettés seront nationalisés par les pays créanciers afin de réduire les dettes internationales ; les groupes financiers internationaux dont les sièges sont dans les pays endettés seront démantelés.

28 - Les échanges internationaux s'effondreront à cause du contrôle des changes nécessaire au rétablissement de la liquidité nationale dans la guerre financière ouverte sur les parités de change.

29 - La croissance mondiale va devenir fortement négative jusqu'au rétablissement d'un système de règlements internationaux fondé sur des accords de change stabilisés par une régulation internationalisée de la liquidité.

Logique financière de faits jamais expérimentés

30 - La stabilisation des changes exigera un marché international transparent des monnaies structuré par un système de régulation internationale du crédit tel que présenté par Keynes en 1944 ; le premier refus étatsunien d'un tel système peut être prolongé par l'empire financier mondial dirigé à partir des paradis fiscaux de la zone dollar, de la zone livre et de la zone euro.

31 - La dévirtualisation financière interviendra par l'indexation des taux de change sur les flux de crédit eux-mêmes indexés sur les flux d'investissement indexés sur les flux commerciaux.

32 - Les politiques monétaires nationales, distinguées de l'équilibre mondial de la liquidité par des monnaies spécifiques, s'ajusteront systémiquement aux balances des paiements à court, moyen et long terme.

33 - Les balances des paiements seront mesurées par un étalonnage international du crédit non manipulable par les intérêts financiers particuliers nationaux ou multinationaux.

34 - Les étalons de crédit international contiendront des algorithmes transparents d'équilibre perpétuellement renégociables des normes d'endettement public, du niveau de capitalisation des banques et de la capitalisation des zones monétaires en réserves de change internationalement régulées.

35 - La régulation du crédit, nationale et internationale, croisera les garanties de prix des anticipations de croissance économique réelle couvertes par l'économie financière elle-même ordonnée par l'économie internationale de la régulation publique.

36 - La régulation internationale du crédit nécessite un marché d'anticipation arbitré par une autorité autonome initiée et collectivement contrôlée par des associations d'États nationaux ou des fédérations d’États.

37 - La zone euro à l'intérieur de l'Union européenne est la prémisse d'un système de stabilité financière et monétaire couvert par une communauté politique multinationale dotée d'un budget propre.

38 - L'éclatement de la zone euro peut être évité par une conversion de l'euro en étalon de crédit européen permettant de garantir une dépréciation négociée des dettes publiques et bancaires actuellement et objectivement non remboursable.

39 - La croissance réelle en euro stable de toute l'économie de la zone impose une appréciation ajustable et différenciée de la solvabilité de chaque pays ou ensemble de pays juridiquement homogènes en compétitivité du travail et du capital.

40 - La stabilité de l'euro sera couverte par l'économie réelle de la zone moyennant des unités de compte locales ; les monnaies vernaculaires sont seules utilisées aux paiements courants et exclusivement convertibles en euro selon des règles communautaires d'équité.

41 - La négociation des parités monétaires vernaculaires sera adossée à la couverture en euro des dettes publiques converties en monnaie vernaculaire ; la capitalisation bancaire des masses de crédit en monnaie vernaculaire sera cotée et garantie en euro.

42 - Le marché financier commun en euro fonctionnera sous le contrôle souverain de la commission européenne et du parlement européen ; les cotations des couvertures de change seront compensées par les couvertures de crédit (CDS) et les options de capital bancaire complémentaire nécessaire à la couverture des crédits en monnaies européennes.

43 - Dans la compensation financière en euro, les parités vernaculaires sont dévaluées par le marché public commun quand les primes de change, de crédit et de capital sont excessivement vendues ; et réévaluées quand les primes sont excessivement achetées.

44 - Les transactions en devise étrangère sont sans garantie juridique de liquidité sur le territoire de l'euro hors de la compensation transparente sur le marché financier commun.

45 - Tous les flux de capitaux internes, entrants ou sortants de la zone sont tracés par le marché en euro ; les devises étrangères perdent tout pouvoir de règlement dans le système juridique européen et sont donc exclusivement comptabilisées par des primes de change en euro.

46 - L'accès à la liquidité de la BCE est conditionné par la cotation d'actifs en euro sur le marché financier commun ; le collatéral de l'émission monétaire est totalement et exclusivement garanti par le marché financier commun.

47 - Toutes les devises sont cotées en euro en fonction des primes de change, primes de crédit et primes de capital sur les actifs et passifs étrangers déposés dans la compensation en euro.

48 - Le dollar et le yuan sont cotés en euro selon l'équilibre comptant et à terme de la balance des paiements en euro de l'ensemble de la zone ; les monnaies vernaculaires européennes peuvent être dévaluées en yuan coté en euro sans perte d'autonomie politique de la Chine.

49 - La parité de change de l'euro est entièrement garantie par du crédit, des actifs et une régulation financière déposés dans la compensation en euro contrôlée par l'Autorité Européenne des Marchés financiers (ESMA).

50 - L'équilibre du crédit garanti eu euro de tout actif déposé dans le marché européen est garanti par une fiscalité financière commune directement prélevée sur les flux compensés en droit financier communautaire ; les États européens sont explicitement financés par le contrôle juridique objectif qu'ils opèrent sur les transactions financières.

Sortir de l'hypnose financière par la démocratie

La logique est libre de la nécessité et du jugement. L'effondrement financier de 2012 se manifestera par des faits imprévisibles dont la logique est bien identifiée après 5 ans de crise. Rien n'oblige les peuples à infléchir la logique financière ni les pouvoirs politiques à servir les peuples. Il est impossible de forcer la décision des Européens à réformer leur monnaie ; ni la décision de la communauté internationale à mettre fin à l'aberration logique du dollar monnaie internationale.

L'économie numérique est un outil d'hypnose financière. Quelques milliers de spéculateurs anonymisés dans les paradis fiscaux simulent une croissance virtuelle offrant le prélèvement libre de plus-values sur une production réelle non mesurée. La fin du parasitage de l'économie réelle par la finance impose dans l'ordre de la logique la ré-indexation de la monnaie et du crédit sur les transactions réelles visibles dans un vrai marché de légalité.

Le marché financier européen sous contrôle d'un pouvoir judiciaire issu du parlement européen immuniserait le pouvoir politique contre la corruption financière. Mais il faut construire le dernier étage manquant de la démocratie : le contrôle de l'émission monétaire par l’État de droit communautaire des démocraties nationales. Si les citoyens européens ne le réclament pas, ils ne sauveront pas leur démocratie. Et le monde sombrera dans la misère de la finance totalitaire.

 

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