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Mots & maux

Invitation à la réflexion sur des questions profondes


Citations du feu Mustafa Kemal Atatürk, fondateur de la nouvelle Turquie

Publié par Eco-Tunisie sur 21 Mars 2012, 07:57am

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L'homme politique qui a besoin des secours de la religion pour gouverner n'est qu'un lâche ! [...] Or, jamais un lâche ne devrait être investi des fonctions de chef de l'État


  • Depuis plus de cinq cents ans, [...] les règles et les théories d'un vieux cheikh arabe, et les interprétations abusives de générations de prêtres crasseux et ignares ont fixé, en Turquie, tous les détails de la loi civile et criminelle. Elles ont réglé la forme de la Constitution, les moindres faits et gestes de la vie de chaque citoyen, sa nourriture, ses heures de veille et de sommeil, la coupe de ses vêtements, ce qu'il apprend à l'école, ses coutumes, ses habitudes et jusqu'à ses pensées les plus intimes. L'Islam, cette théologie absurde d'un Bédouin immoral, est un cadavre putréfié qui empoisonne nos vies.

Vous venez me parler des avantages que nous a valu notre conversion à l'Islam, et moi je vous dis : regardez ce qu'elle nous a couté !

  •  

Il faut savoir choisir, [...], entre la révélation passée et la liberté future.

  • La République turque ne veut pas demeurer le pays des cheiks et des derviches, des confraternités et des couvents. Comme ordre, il n'y en a qu'un seul de vrai et de raisonnable — celui de la civilisation.
  • Le Califat n'est qu'un reliquat de l'Histoire. Rien ne justifie son existence.
  •  

N'est-ce pas pour le Calife, pour l'Islam, pour les prêtres et pour toute cette vermine que le paysan turc a été condamné à saigner et à mourir pendant des siècles sous toutes les latitudes et sous tous les climats ? Il est temps que la Turquie songe à elle-même, qu'elle ignore tous ces Hindous et Arabes qui l'ont menée à sa perte. Il est grand temps, je le répète, qu'elle secoue définitivement le joug de l'Islam ! Voilà des siècles que le califat se gorge de notre sang.

  • Je ne suis pas assez fou pour mettre dans le même sac les étrangers qui nous pillent, et ceux qui nous enrichissent.
  • Mais pourquoi nos femmes s'affublent-elles encore d'un voile pour se masquer le visage, et se détournent-elles à la vue d'un homme ? Cela est-il digne d'un peuple civilisé ? Camarades, nos femmes ne sont-elles pas des êtres humains, doués de raison comme nous ? Qu'elles montrent leur face sans crainte, et que leurs yeux n'aient pas peur de regarder le monde ! Une nation avide de progrès ne saurait ignorer la moitié de son peuple !
  •  

Rejetons le fez, qui est sur nos têtes comme l'emblème de l'ignorance et du fanatisme, [...], et adoptons le chapeau, coiffure du monde civilisé ; montrons qu'il n'y a aucune différence de mentalité entre nous et la grande famille des peuples modernes !

  • Quoique la grande Révolution française, dont nous lisons les pages sanglantes avec admiration et enthousiasme, ait jailli du cœur de la nation française, ses résultats n’en furent pas moins d’une portée universelle. […] On a vu d’un bon œil, en plein XXe siècle, qu’on affirme être le siècle du droit et de la justice, que le peuple de Turquie fût soumis à un régime d’oppression et de violence qui avait, à juste titre, soulevé la nation française cent trente ans auparavant. Le peuple de Turquie s’est soulevé pour défendre ses droits méconnus et foulés aux pieds.[…] J’espère que les fils de la France d’aujourd’hui, de cette France révolutionnaire et patriote qui a, par sa dévotion à la défense des droits de l’homme, inspiré à l’humanité pensante ses principes les plus supérieurs, confirmeront par les faits la juste cause de la Turquie.
  • Nous ne pouvons pas considérer que les succès que notre armée a remportés jusqu’à maintenant nous ont permis de réaliser le salut de notre pays. Ces victoires n’ont fait que préparer le terrain de nos réussites futures. Ne nous glorifions pas vainement des triomphes militaires, mais préparons-nous plutôt à remporter de nouvelles victoires dans les sciences et l’économie.
  • Je ne mourrai pas en laissant l’exemple pernicieux d’un pouvoir personnel. J’aurai fondé auparavant une République parlementaire libre, aussi éloignée du bolchevisme que du fascisme.
  • La souveraineté ne devrait pas être bâtie sur la peur. La souveraineté qui repose sur les canons ne peut se maintenir. Une telle souveraineté, ou dictature, ne peut être qu’un expédient provisoire à une époque de bouleversement.
  • Notre problème essentiel est de hausser notre pays parmi les plus civilisés, et les plus riches. Ceci est l’idéal dynamique de la grande nation turque, qui a réalisé une révolution fondamentale, non seulement dans les institutions, mais également dans les mentalités. […] C’est pourquoi, ne plus laisser un seul citoyen qui ne sache lire, écrire, former les éléments techniques nécessaires au relèvement et à la structure du pays, promouvoir des individus et des institutions qui comprennent, expliquent et transmettent de génération en génération l’idéologie des problèmes nationaux, réaliser dans les plus brefs délais ces idéaux, voilà la grande et lourde obligation que le ministère de l’Éducation a prise sur lui.

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